« Je vais passer une semaine à Rome avec mon amoureux, trouve-moi 5 hôtels romantiques au centre-ville. » Est-ce que vous faites confiance à l'intelligence artificielle (IA) pour vous aider à organiser vos vacances ? Une nouvelle étude explique pourquoi certaines personnes ne veulent pas utiliser ces nouvelles technologies.
Les outils d’intelligence artificielle (IA) comme ChatGPT sont comme des compagnons de voyage. Ils aident maintenant les voyageurs à préparer leurs parcours, à chercher des destinations, à réserver des services et à régler des problèmes rapidement.
Pourtant, même si c'est à la mode, beaucoup de voyageurs hésitent encore à les utiliser. En effet, une récente enquête de Longwoods International montre que seulement 33 % des voyageurs américains veulent utiliser ChatGPT pour leurs voyages. On voit la même chose sur d'autres marchés comme la Corée du Sud, surtout quand la confiance et la culture sont différentes des habitudes occidentales.
Les experts parlent souvent de l'utilisation de la technologie, mais notre étude récente regarde l'autre côté : pourquoi tant de gens refusent les conseils de voyage de l'IA ? Cette étude utilise une méthode pour comprendre comment les voyageurs rejettent ces conseils. Elle montre comment les gens jugent et réagissent aux outils d'IA selon leur culture et leur vie sociale.
Une nouvelle étude menée en Iran
L'étude a été faite en Iran, un pays où le tourisme est une source de revenus importante. Les chercheurs ont choisi des participants précis (une méthode où on choisit les personnes les plus utiles pour répondre à la question) : des voyageurs qui sont allés à l'étranger au moins quatre fois en trois ans. Ce choix permet d'interroger des personnes qui préparent vraiment leurs voyages et qui connaissent déjà les conseils de l'IA.
Les participants ont été trouvés de deux façons : par trois agences de voyages pour parler à des clients habituels, et par des comptes Instagram qui montrent des photos de voyage. Pour avoir plus de monde, ils ont aussi utilisé la méthode de « la boule de neige » (quand les premiers participants proposent d'autres personnes qui correspondent aux critères de l'étude).
Les chercheurs ont utilisé un guide d'entretien (une méthode où on suit une liste de questions préparées, mais avec la liberté de changer l'ordre ou d'en poser de nouvelles). Ils ont arrêté après 22 entretiens, quand les nouvelles réponses n'apportaient plus rien de nouveau (c'est la « saturation théorique »). Ce nombre est normal pour ce type de recherche, qui cherche à comprendre le sens profond plutôt que d'avoir des statistiques.
Une résistance complexe
Ne pas vouloir utiliser l'IA pour préparer ses voyages n'est pas seulement un problème de retard technologique. C'est une réaction compliquée liée à des problèmes pratiques, à la culture et même à l'identité de chaque personne.
En plus des problèmes techniques, la résistance commence par des obstacles pratiques. Même si l'IA peut trouver des informations vite, elle ne finit pas bien le travail de préparation du voyage.
On remarque différents obstacles :
L'obstacle d'utilisation : Les utilisateurs trouvent souvent que les outils d'IA sont difficiles à utiliser. Par exemple, si ChatGPT propose un vol, il ne peut pas l'acheter. L'utilisateur doit donc changer de site.
L'obstacle de valeur : Beaucoup de voyageurs pensent que les conseils de l'IA sont trop simples. Ce sont souvent des listes comme le « top 10 » qu'on trouve déjà facilement sur Google.
L'obstacle de risque : Le plus grand risque est l'erreur de l'IA (les « hallucinations »). Le système donne parfois de fausses informations avec assurance, comme des lieux qui n'existent pas ou des règles de visas qui ne sont plus vraies. Un participant a dit : « ... Je l'ai testé en demandant les sites de l'Unesco à côté, et il s'est trompé... Il a donné plusieurs mauvaises réponses sur des choses simples... S'il fait des erreurs là, comment lui faire confiance pour le reste ? » Un autre a expliqué : « ... Ses informations ne sont pas à jour pour les choses importantes comme les visas. Ces règles changent souvent, et une erreur peut gâcher un voyage ». Pour un voyage international, ces erreurs peuvent transformer des vacances de rêve en cauchemar.
La menace pour notre identité de voyageur
En plus des défauts techniques, il y a des raisons psychologiques. Pour beaucoup, préparer un voyage n'est pas une corvée, mais un moment important et une fierté personnelle. Certains voyageurs pensent que l'IA prend leur liberté. Utiliser une machine donne l'impression de perdre le côté créatif, ce qui rend le voyage moins personnel.